La startup nantaise Holiworking industrialise le télétravail à l’autre bout du mondeFrédéric ThualPublié le 18 octobre 2021 à 13:00 - Mis à jour le 18 octobre 2021 à 14:28Ce contenu est réservé aux abonnés La TribuneEntre 2019 et 2021, vingt-cinq pays ont ouvert des visas de télétravail.drLe Quotidien Numérique 20 juin 2026LireS'abonnerLes plus lus1En Allemagne, la crise démographique devient de plus en plus inquiétante2Mohammed Fassi Fehri : « Nous recherchons de nouvelles opportunités d’investissement au Maroc »3Alstom, Forvia : des usines françaises passent à la défense en Allemagne4Sécu : l'État envisage de diminuer les remboursements de soins médicaux5Pour guérir sa femme, Jackie Stewart applique les méthodes de la F1 à la recherche en médecine6Dans le Limousin, la cigogne noire fait plier EDFLa startup nantaise Holiworking industrialise le télétravail à l’autre bout du mondeÉcouter l'articlePartagerAjouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préféréesHoliworking a levé un million d’euros pour doper un concept de télétravail à l’autre bout du monde. Sept destinations sont proposées aux salariés et aux entreprises françaises du privé pour des périodes de six à douze mois, sécurisées par un contrat tripartite.Si certains s'interrogent de savoir s'ils doivent ou peuvent faire une journée ou deux de télétravail, Holiworking a tranché et opté pour une solution de six mois à un an à l'autre bout du monde. Une solution qui veut satisfaire à la fois le salarié désireux d'acquérir une expérience à l'international et l'entreprise qui y trouve un nouvel outil de recrutement et de management. « Ce peut-être, pour l'un, un moyen d'assouvir un projet personnel ou de découvrir un pays et, pour l'autre, de conserver ses talents, en offrant une expérience collaborateur qui rompt avec le quotidien et d'optimiser son organisation en jonglant avec les fuseaux horaires », explique Gaël Brisson, dirigeant de la société hébergement web DRI (45 personnes) dont 100% de l'effectif est en télétravail. Co-fondateur de la startup nantaise Holiworking, passionné par l'international, il est convaincu de l'apport indéniable d'une expérience à l'étranger dans un cursus professionnel.Composée de sept personnes, la jeune entreprise s'est entourée d'experts de l'international, comme la responsable des RH, revenue en France après onze expériences dans différents pays ou ce sportif de haut niveau, habitué aux rapports internationaux.L'innovation RH ? un contrat tripartite sécuriséImaginé avant la crise sanitaire, le concept d'Holiworking, lancé en août 2020, aura à la fois souffert et tiré parti de l'effet Covid-19. Si la fermeture des frontières a retardé le lancement de l'activité, le Covid a mis sur le devant la scène la nécessité ou l'attirance pour le télétravail. « En 2020, une étude montrait que quatre millions de salariés avaient recours au télétravail. Un potentiel monté à cinq millions depuis le Covid. Si on peut déjà en capter quelques centaines... », indique Gaël Brisson. Ce dernier s'est appuyé sur le cabinet d'avocats CVS, ainsi que sur des experts en mobilité et en droit international.À lire égalementLa SNCF met ses pendules à l’heure des télétravailleursLes entreprises misent sur le télétravail pour attirer les ingénieursBoom du télétravail: trois employeurs sur dix confrontés au déménagement de leurs salariésIl est allé également à la rencontre des ambassades locales pour bâtir un cadre juridique permettant d'accompagner le détachement et l'expatriation de salariés et de leur offrir les garanties d'un retour dans l'entreprise à l'issue de leur projet. «C'est une vraie innovation en matière de ressource humaine, assure le co-fondateur d'Holiworking. Il a fallu établir un modèle juridique viable pour l'employeur et le collaborateur. Un vrai casse-tête quand la législation du télétravail varie d'un pays à l'autre. On a sécurisé les aspects maladie, la prévoyance, la retraite, la rédaction de contrat internationaux... qui mis bout à bout permettent de construire quelque chose de solide, sans que ça ne coute plus cher à l'employeur », explique-t-il. Et c'est ce différentiel entre les taxes nationales qui permet à Holiworking de se rémunérer en garantissant à l'employeur un salaire identique à ce qu'il paie en France.Frédéric ThualSur le même sujet1« Pas question d’un quoi qu’il en coûte pour soutenir les Girondins », Bordeaux Métropole repousse les demandes de Sparta Capital2Climat, santé et qualité de l'air : l'Observatoire ATMO prêt à élargir ses missions3Lunettes reconditionnées : la filière veut se faire une place sur le marché de l'optique4Produire de la chaleur avec du son : la deeptech Equium franchit une étape clé